A summer of 84

06/03/2018

L'été 1984, c'est celui de mes 17 ans. Avec ma soeur Florence, j'écoutais et réécoutais "The first picture of you", des Lotus Eaters. Et aussi Lloyd Cole and the Commotions.

"The first picture of you, the first picture of summer".....

https://www.google.fr/search?q=youtube+the+first+picture+of+you&gws_rd=ssl

François ou Louis, je ne sais plus, nous avait rapporté l'album, profitant d'un week end à Londres. Mais c'est "German girl" qui me faisait le plus vibrer.

La saison commençait tambour battant avec les Herbiers. J'avais marqué trois buts lors d'un match amical à Bressuire ou à Parthenay, je ne sais plus. Je passais de cadet à junior, et il fallait se faire une place, dans une équipe où brillaient Ludovic et Martial. Les autres, Marcel ou Thierry n'étaient pas des tendres et il fallait vite oublier le football romantique et angélique de notre pré-adolescence. Les places se gagnaient à l'entraînement et il fallait aussi profiter des quelques chances que l'entraîneur Robert Gilbert nous offraient pendant ces matches de préparation.  

Et l'été 84 tirait à sa fin, mais grâce à ma bande son, je planais dans un nuage de douce allégresse et de mélancolie.  On écoutait aussi "Big in Japan" d'Alphaville et "Careless Whisper" de George Michael.

Des années plus tard, j'écoute encore The Lotus Eaters et son chanteur Peter Coyle. Et au hasard d'une conversation, lors d'une interview, j'ai appris que mon interlocuteur, Mark était un ami de Peter Coyle à cette époque là. Animateur d'une émission de musique alternative sur la BBC, Mark a d'abord étudié à Manchester et a fréquenté l'Hacienda, le club fondé par Tony Wilson, créateur du label Factory Records, qui a signé les légendaires Joy Division ou New Order et a contribué à l'émergence du "Madchester", ce style musical mélange de rock, house et funk.

Puis il est parti à Liverpool et a alors bien connu Coyle. "I knew Peter Coyle from the Lotus Eaters, a lovely guy".

Coyle a ensuite quitté son île pour s'installer en France, dans le Sud-Ouest. Je l'ai retrouvé sur internet, je lui ai envoyé un mail sans trop d'espoir et et il y a quelques jours, bingo il a répondu à mon mail.

"Hello Eric. Thank you so much for getting in touch and saying hello.

It would be lovely to have a chat sometime. "

Mais ce mythe de la new wave anglaise semble avoir tiré un trait sur sa période Lotus Eaters.

"Regarding the lotus eaters, I have no contact with Jem and i am no longer the singer for the Lotus Eaters so would not feel at all comfortable speaking about them".
Il m'explique alors qu'il a rejoint un autre groupe "ESP 2.0", qui va sortir un album le 18 avril et et qu'il se produira l'été prochain en Angleterre.

On y revient toujours.  Qu'on aime ou non le foot, et la musique, on ne peut échapper à Liverpool. Ce n'est certainement pas un hasard si le groupe de Jerry Kelly (Jem Kelly) à la guitare, Peter Coyle au chant et Michael Dempsey (l'ancien de The Cure), vient de là et a certainement dû arpenter un jour ou l'autre les gradins d'Anfield.

"German, German, German, German girl...
German, German, German, German girl...Through the cities and towns with you
Cities full of bright lights
When your kisses lift my eyes
To a higher vision
Brought together in a storm
Both of us afraid now

The blocks of worker's hands
Pleading for some contact
With the world of love
Where people show their feelings
With the perfect gesture of face
You make me want to sing loud

German, German, German, German girl...

Along the dusty rooms
We are travelers of the sorrow
We can build a humble home
A home without woe"

(The Lotus Eaters)

.....

Liverpool, les Verts, 1976...Rocheteau...Dominique et non Kevin, l'autre, celui des Herbiers.

Peter, merci. "German Girl", mon hymne, un peu mon histoire...

Et comme si le hasard de la vie organisait les télescopages, comme si derrière la banalité des jours qui se suivent surgissait l'étrangeté d'une rencontre unique, il faut aussi écouter "Christmas in Liverpool", titre plus récent de Coyle.

https://www.youtube.com/watch?v=13PKkMzBCh0

"I wish I could spend some time with you
Christmas in Liverpool
We could talk about the childhood pain".

....

"J'aimerais passer du temps avec toi

Passer Noël à Liverpool

Nous pourrions parler de nos douleurs d'enfants.

M'entends-tu ma sœur ?

(Peter Coyle, merci pour les emprunts, avec le plus grand respect.

Et Merci à Mark Adams)